Les patients atteints de cancer du rein luttent sur cinq fronts à l’occasion du mois national du rein
L’Association canadienne du
cancer du rein souligne le début du mois national du rein au Canada avec un
message d’espoir
Montréal (Québec), le 26
février 2010 –
Survie. Soutien. Compréhension. Recherche. Espoir. Voilà cinq mots chargés de
sens pour l’Association canadienne du cancer du rein à la veille du lancement
du Mois national du rein en mars.
« Il y a à peine cinq ans, un
diagnostic de cancer du rein à un stade avancé laissait peu d’options aux
patients ou aux médecins.
On en savait peu sur la maladie et les patients n’avaient personne vers qui se
tourner pour obtenir du soutien, explique Deb Maskens, cofondatrice de
l’Association canadienne du cancer du rein, le premier et le seul organisme
canadien voué à l’amélioration de la qualité de vie des patients atteints d’un
cancer du rein et de leurs familles. Mais
depuis, le Canada a fait de remarquables
progrès dans le domaine du cancer du rein. Des
découvertes médicales au soutien aux patients, d’importantes percées dans la
lutte contre le cancer du rein commencent à porter fruit. »
Selon Deb Maskens, le traitement
du cancer du rein au Canada gagne du terrain sur cinq fronts :
1. Survie
– La durée moyenne de la survie des patients atteints d’un cancer du rein à un
stade avancé s’est accrue considérablement. « Il y a quelques années, les
patients qui avaient un cancer du rein métastatique vivaient en moyenne
environ 12 mois. Mais les nouvelles thérapies ont rapidement changé la donne,
explique le Dr Denis Soulières, oncologue médical au Centre
hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). Grâce aux progrès réalisés au
cours des cinq dernières années, tant en matière de compréhension de la
maladie que des options de traitement, la plupart des patients atteints de
cancers métastatiques du rein vivent nettement plus longtemps avec une qualité
de vie jugée adéquate par la plupart d’entre eux. »
Le cancer du rein ne répond pas
aux traitements classiques tels que la chimiothérapie ou la radiothérapie, ce
qui rend le besoin de traitements novateurs efficaces encore plus criant.
« L’arrivée de nouveaux
traitements ciblés, basés sur les caractéristiques de la tumeur, a changé la
vie des personnes atteintes d’un cancer du rein et les hommes, comme les
femmes, vivent plus longtemps, ajoute le Dr Soulières. Mais en
raison d’un manque de fonds, tous les traitements ne sont pas offerts au
Canada, même s’ils sont approuvés par Santé Canada. Pour permettre le
traitement le plus approprié à chacun et augmenter la possibilité d’accroître
la survie, il faudrait un meilleur accès aux options de traitement et une plus
grande souplesse dans le choix de celles-ci, afin que les médecins ayant une
expertise dans cette pathologie puissent adapter plus efficacement les
traitements. »
2. Soutien –
Il y a quelques années, lorsqu’un patient recevait un diagnostic de cancer du
rein, il n’avait nulle part où s’adresser pour obtenir du soutien et des
renseignements précis sur la maladie. C’est pour remédier à cette situation
que Deb Maskens et Tony Clark ont créé en 2007 l’Association canadienne du
cancer du rein (ACCR). L’ACCR est aujourd’hui un organisme de bienfaisance
bien implanté partout au Canada.
Le 10 avril 2010, l’ACCR tiendra
à Toronto le premier Congrès sur l’éducation des patients,
au cours duquel des spécialistes du cancer du rein de tout le Canada
présenteront les dernières nouvelles en matière de traitement et de recherche.
Pour les patients, ce sera l’occasion de s’informer sur l’auto-traitement et
sur les services de soutien et de rencontrer d’autres patients et des
fournisseurs de soins.
3. Compréhension
– En 2009, l’ACCR a mis sur pied un conseil médical consultatif formé de
spécialistes de partout au Canada dans les domaines de l’urologie, de
l’oncologie médicale, de la radio-oncologie et des soins infirmiers. « Notre
mission est d’offrir à l’ACCR les conseils d’un groupe de professionnels de la
santé ayant un intérêt particulier pour la recherche sur le cancer du rein, la
collaboration et les pratiques les plus adéquates en matière de soins aux
patients, explique le Dr Soulières, qui est membre du conseil. En
créant des liens médicaux solides et des centres d’expertise, nous aidons à
accroître la connaissance de la maladie au sein de la communauté médicale et
encourageons davantage les efforts déployés pour le traitement des patients. »
4. Recherche –
Le nombre d’essais cliniques portant sur le cancer du rein est en hausse
depuis quelques années, ce qui alimente l’espoir de parvenir à de meilleurs
résultats pour les patients. Les spécialistes de la recherche clinique du
Canada poursuivent leurs efforts en ce domaine. Ainsi, les chercheurs étudient
de nouveaux traitements chirurgicaux qui préservent en grande partie les reins
des patients, ce qui permet à ceux-ci de mener une vie normale et en bonne
santé.
L’année 2009
a également été marquée par la mise sur pied du Réseau
canadien de recherche en cancer du rein (RCRCR). Pour la première fois, un
groupe de scientifiques canadiens est voué à la recherche sur le cancer du
rein. Les patients de partout au Canada pourront bénéficier des retombées de
la recherche intensive sur le cancer du rein, menée dans des centres de
recherche de pointe.
Cependant, pour poursuivre sur la
voie de la réussite, il faut plus de recherche et plus d’argent. Un récent
rapport publié par l’Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer
démontre que la recherche sur le cancer du rein est, toutes proportions
gardées, grandement sous-financée. En effet, moins de 1,2 % des 402,4 millions
de dollars investis dans la recherche sur le cancer au Canada y est consacré,
même si jusqu’à 3 % des nouveaux cas de cancer sont des cancers du rein.
5. Espoir
– L’ACCR lutte pour l’accès aux traitements, la connaissance et la recherche
médicales. Mais surtout, elle porte un message d’espoir. « Quand j’ai reçu mon
diagnostic, on m’a annoncé qu’il me restait un an à vivre. C’était il y a six
ans, raconte Tony Clark, cofondateur de l’ACCR. Je n’aurais jamais cru me
retrouver ici aujourd’hui, à aider d’autres patients, et je ne peux m’empêcher
de garder espoir pour l’avenir. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir,
mais nous avançons, un pas à la fois. »
L’Association canadienne du
cancer du rein
L’Association
canadienne du cancer du rein est le
premier organisme de bienfaisance canadien, dirigé par des patients et voué à
l’amélioration de la qualité de vie des patients atteints d’un cancer du rein
et de leurs familles. L’ACCR
fait la promotion de l’accès aux nouveaux traitements, fournit du soutien et
de l’information aux patients et œuvre à faire connaître le cancer du rein
comme un enjeu de santé important. Pour
plus de renseignements, visitez le www.accrweb.ca.
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